Parmi les terres du cacao du monde entier, Madagascar se distingue depuis quelques années. Les amateurs de chocolat considèrent son cacao comme l’un des meilleurs et des plus recherchés. Depuis de nombreuses années déjà, un bon nombre de marques réputées tels que Menakao chocolate, Encuentro ou encore Valrhona, sourcent leur cacao sur ces terres.

Les Malgaches prennent conscience du potentiel de leurs fèves, même si leur production représente moins d’un pourcent de la production annuelle mondiale.

Mais pourquoi, le cacao Malgache rencontre-t-il un tel succès ?

Madagascar est un état insulaire, situé dans l’océan Indien et géographiquement rattaché au continent africain. Ancienne colonie française, l’île est indépendante depuis le 26 juin 1960.

C’est d’ailleurs, sous le régime colonial français, que le cacao est introduit sur l’île, au début du XXième siècle. 

L’île est alors considérée comme une terre idéale pour la culture du cacao. La majorité de la production cacaoyère provient de la vallée du Sambirano, au nord-ouest de l’île. Cette Vallée réunit toutes les conditions exigées pour obtenir un cacao de qualité. A savoir :

  • Un microclimat chaud et humide
  • Des sols riches et de terroir 
  • Des terres fertiles traversées par un fleuve

En plus de ces conditions favorables à la culture d’un cacao de qualité, Madagascar possède un atout majeur qui est la variété de ses fèves. En effet, contrairement à la plupart des pays cultivateurs de cacao, l’île ne cultive pas qu’une seule variété de cacaoyers mais trois. Le Forastero, le Trinitario et enfin le Criollo. C’est notamment grâce à la culture de cette dernière variété que Madagascar a pu atteindre une telle notoriété.

La Criollo est en effet, la plus rare et la plus recherchée des variétés de cacaoyer. Elle se distingue par ses cabosses de forme longiligne, pointue et ridées. Ses graines à la saveur douce sont de couleurs blanches et violette et ses cabosses selon la maturité sont de couleurs verte à rouge clair.

Néanmoins, ce qui fait la renommée de Madagascar, c’est aussi le savoir-faire des cultivateurs.

Sur l’île, la culture du cacao est représentée par deux filières bien différentes.

Il y a tout d’abord la filière dite conventionnelle, qui est très industrialisée. Le cacao proposé par cette filière est d’une qualité moindre. Elle se base davantage sur le volume produit que sur la qualité des fèves récoltées. Les étapes de production sont rapides ce qui entache la qualité du produit mais permet aux industriels de diminuer les coûts. 

Par la suite cette production est revendue à des sociétés agroalimentaires locales ou alors elle est stockée pour être revendue en Europe.

Vient ensuite la filière du cacao supérieur, celle qui nous intéresse.  La culture du cacao y est très artisanale et les agriculteurs possèdent un savoir-faire local. Chaque étape est respectée à la lettre, de la récolte des cabosses, en passant par la fermentation jusqu’au séchage des fèves.  Ce qui permet d’obtenir un produit d’exception. C’est à cette filière qu’est rattaché l’art du Bean to Bar

En résumé, si ces dernières années Madagascar est devenu l’Eldorado du cacao et la mine d’or du Bean to Bar maker, c’est en particulier grâce à la richesse de ses terres et au savoir-faire local